Jeudi 12 novembre 2009

D’après mon expérience, un bon cours, c’est un cours où l’on a établi des objectifs précis, où l’on a appliqué des règles claires et simples et où l’on a pratiqué, parlé, communiqué. C‘est aussi un cours où l’on s’est intéressé aux étudiants et à leurs interrogations.

 

Un cours réussi pour l’apprenant, c’est un cours où il sort de la classe en se disant "j’ai appris quelque chose aujourd’hui que je peux  réutiliser ".

 

Alors, bien évidemment, il n’y a pas que la grammaire dans la vie d’un étudiant, mais avant d’arriver au stade où l’on peut communiquer aisément, il vaut mieux passer par une pratique intensive de certaines règles. C’est carré ce que je dis, mais pour le moment, ça marche assez bien avec le public que j’ai rencontré (chinois et taiwanais). 

 

Enfin, pour vraiment réussir son cours, il faut donner de sa personne, il faut jouer, rentrer en transe si vous voulez… ça, ça ne s’apprend pas, c’est chacun son style, chaque prof a sa propre personnalité. Il ne s’agit pas ici de faire du blabla et de raconter sa vie… mais de socialiser. Les étudiants devant nous sont des personnes avec des vies différentes, des loisirs, des personnalités différentes, des envies, des buts, des styles de vie différents, apprenons à les connaître, à établir des connections entre-eux. Le secret d'une bonne atmosphère de classe réside dans les relations entre les étudiants.


Donnons-leur l’envie d’apprendre, " il faut mettre le feu " comme dirait mon ami Bruno Jactat. Balancer un cours ne suffit pas, il faut le donner avec passion, il faut y croire, même si c’est la 36millièmes fois que l’on enseigne les partitifs ou le conditionnel, pour eux, c’est nouveau, alors électrisons-les, passionnons-les. Peu importe s’ils pensent que nous sommes fous ou folles, c’est le métier que nous avons choisi, faisons-le avec un peu d’âme, c’est ça qui rendra notre style unique, qui nous démarquera des autres.

 

Enfin, un bon cours, c'est surtout beaucoup de travail et beaucoup de réflexions sur l'apprentissage, et si l'on manque d'expérience, soit, participons à des formations et des stages, allons chercher le savoir, posons des questions, critiquons notre travail, car on peut toujours s'améliorer.


Par Sun qing ya - Publié dans : L'enseignement
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Lundi 9 novembre 2009

Lors de l’énonciation de la règle au tableau, soyons clairs, il faut aussi bien utiliser l'espace sur le tableau et se servir de différentes couleurs pour mettre en évidence les points importants. Le tableau et les stylos/craies de couleurs, avec notre voix, sont les outils de travail les plus précieux dans une classe, utilisons-les à bon escient.


Donnons des exemples, pas seulement un ou deux. Regardons dans le dictionnaire et dans plusieurs livres de grammaire et autres manuels s’il le faut, mais donnons des exemples qui vont interpeller les étudiants (avec des mots connus, des repères culturels connus, utilisons le prénom de nos étudiants, leurs hobbies, leur travail, ils se sentiront plus concernés). Les exemples servent à démontrer/illustrer une règle nouvelle parfois complexe, ce n’est pas la peine d’y ajouter un vocabulaire difficile qui rendra la tâche de l’apprenant trop lourde. Soyons conscients de nos tâches, de nos buts et des différentes étapes à franchir pour l'apprenant.

 

 

Faisons-les pratiquer de façon systématique, la répétition est le maître mot de l’apprentissage (que ce soit une langue, un instrument de musique, une danse, un art… il faut pratiquer et répéter les mêmes gestes, les mêmes mots, avant de se sentir assez à l’aise pour improviser). Ma prof de danse me répète souvent : « d’abord les règles et quand tu seras prête, tu n’auras plus besoin d’y penser, elles seront automatiques et tu pourras faire ce que tu veux, trouver l’essence de ta danse ». C’est exactement la même chose avec le français.

 

Ensuite, d’après moi, en ce qui concerne les exercices de systématisation, s’ils doivent être d’abord pratiqués par écrit, ils peuvent aussi être pratiqués à l’oral par 2. Evitons de demander aux étudiants de construire leurs propres phrases tout se suite, proposons-leur d'abord une fiche de questions pour les guider. Ils pourront imaginer quand certains mécanismes se seront mis en place, c'est la dernière étape, celle de la production orale en groupe et jeux de rôles.


L’apprenant est donc au centre de l’apprentissage : deux ou trois étudiants travaillent ensemble, ils se posent des questions et y répondent sous la surveillance et l’écoute du prof qui ne peut pas tout corriger puisqu’il passe dans les rangs, c’est le moment où les apprenants peuvent se corriger entre-eux. A la fin de l’exercice oral, le prof peut faire une mise en commun au tableau par écrit, une correction globale. (Je n’ai pas toujours le temps de corriger au tableau, dans ce cas, je leur demande de faire le travail en DM et je relève).

 

(suite...)

Par Sun qing ya - Publié dans : L'enseignement
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Dimanche 8 novembre 2009
Y a pas des choses, des paroles, des chansons, de vidéos, des souvenirs qui vous remontent le moral quand vous avez un peu le blues ? Bon, je vous rassure hein… je n’ai pas le spleen. Mais il y a vraiment des moments où on a juste besoin de s’enivrer de choses que l’on aime, de chanter à tue-tête, de crier, de danser en petite tenue dans son salon (je censure ? ppppf m’en fou).

 

Par exemple, aujourd’hui, j’ai écouté environ 20 fois cette chanson :


J'ai attrapé un coup de soleil,
Un coup d'amour, un coup d'je t'aime
J'sais pas comment, il faut qu'j'me rappelle
Si c'est un rêve, t'es super belle
J'dors plus la nuit, j'fais des voyages
Sur des bateaux qui font naufrages
J'te vois toute nue sur du satin
Et j'en dors plus, viens m'voir demain

Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
La fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

J'mets tes photos dans mes chansons
Et des voiliers dans ma maison
J'voulais m'tirer, mais j'me tire plus
J'vis à l'envers, j'aime plus ma rue,
J'avais cent ans, j'me r'connais plus
J'aime plus les gens depuis qu'j't'ai vue
J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes
Me faire voler, me faire je t'aime.

 


Il y a des chansons comme ça, j'y peux rien, j'ai envie de crier à la fenêtre (il est 23h48), les voisins risquent de ne pas être contents... pfff m'en fous tiens! J'y vais~~

Et puis, pour vraiment garder le sourire, il y a des sketchs imparables, Florence Foresti... je me marre... j'adore...




Mon rêve absolu, danser comme cette espagnole, dès que j'entends des sons orientaux, je n'y peux rien, je bouge toute seule, c'est plus fort que moi!




 

Tiens, j'partirais bien à Tahiti là tout de suite, je retrouverais ma maman adoptive Françoise ou encore ma toute nouvelle copine de blog la sino-tahitienne Magali!


Je voudrais danser sur un voilier qui traverserait les îles de la Polynésie, je voudrais manger des trucs épicés à la lueur d'une bougie sur le Nil en regardant les pyramides avec ma mère... On devrait vraiment faire ce qu'on a envie de faire au moment où veut le faire! Je voudrais me disputer avec mon frère, là, tout de suite. Je voudrais que quelqu'un joue du piano pour moi. Je voudrais avoir une vraie dispute comme dans l'étudiante, la scène avec Sophie Marceau et Vincent Lindon.

Je voudrais voir des copines que j'ai pas vues depuis longtemps et parler toute la nuit avec elles en buvant des trucs qui font mal à la tête. Je voudrais faire des choses folles et impossibles avec des gens que j'aime.

Je voudrais écouter Vanessa Paradis en vrai, parce que je suis amoureuse de cette femme, elle est sublime, tiens un nouveau clip de la belle:

"Il y a là la peinture/Des oiseaux d'envergure/Qui luttent contre le vent

Il y a a là les bordures/Les Distances, ton allure/Quand tu marches juste devant

Il y a là les fissures/Fermées les serrures/Comme envolés les cerfs-volants

Il y a là la littérature/Le manque d'élan/L'inertie/Le mouvement

Parfois on regarde les choses/Telles qu'elles sont/En se demandant pourquoi

Parfois, on les regarde/Telles qu'elles pourraient être/En se disant pourquoi pas"

Il y a lalala.../si l'on prenait le temps/si l'on prenait le temps

Il y a là la littérature/Le manque d'élan/L'inertie le mouvement

Parfois on regarde les choses....

Il y a là les mystères/Le silence sous la mer/Qui luttent contre le temps

Il y a là les bordures/Les distances, ton allure/quand tu marches juste devant

Il y a là les murmures/Un soupir, l'aventure/Comme emmêlés les cerfs-volants

Parfois on regarde les choses...

 

 

Je voudrais vraiment voir un ballet en vrai, mais ça je vous l'ai déjà dit 1000 fois.

 

 

Mais je vais vraiment faire tout ça…


Je suis super cap' :)

 


Par Sun qing ya - Publié dans : Passions 愛好
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Dimanche 8 novembre 2009

Comment définir un bon cours? Quelques petits conseils pour tous les profs qui débutent comme moi.


Pour les enseignants débutants (de moins de 3 ans d’expérience de terrain je dirai) c’est une interrogation permanente. Ça fait presque 4 ans que j’enseigne et je commence peu à peu, et après maintes erreurs, à avoir une image claire de ce que devrait être un bon cours de français.

 

Comment sortir de son cours en se disant: "Bien, aujourd’hui j’ai accompli ma mission, mais pas seulement, j’ai transmis quelque chose." Ce n’est pas si simple, mais en suivant quelques règles de conduite, on peut y arriver.

 

Tout d’abord, essayons de bien préparer notre cours, ce qui implique un vrai travail personnel derrière la règle de grammaire que l’on va énoncer, ainsi qu’une préparation de la mise en pratique avec des exercices (qu’on a travaillé au préalable). Ne prenons pas n’importe quel exercice au hasard sans avoir bien lu toutes les phrases et les pièges qu’elles comportent. On peut construire  ses fiches d’exercices soi-même ou bien reprendre les exos d’un manuel en changeant quelques points.

 

Apprenons à critiquer le travail des autres, ne prenons pas tel quel la fiche ou l’exercice d’un autre professeur ou d’un manuel sans nous poser la question : est-ce que c’est adapté à mon public, est-ce que c’est bien le niveau de mes étudiants ?

 

Même un point de grammaire qui vous paraît enfantin peut devenir très déroutant pour les apprenants et compliqué à expliquer. Il faut penser à la façon dont on va expliquer les choses. Il est vrai que certaines personnes ont un talent inné pour l’improvisation. Il m’est arrivé de donner une explication au pied levé et que ça passe sans problème, mais on n’est pas toujours au top de la forme pour arriver à cet exploit.(suite...)


 

................................................................

 

Je ne prétends pas faire 24 heures de cours aussi intenses et parfaits chaque semaine, je partage ma réflexion, et j’apprends de mes erreurs. De plus, j’aborde ici des points qui peuvent être approfondis et analyser dans tous les sens sur plusieurs centaines de pages. Je vous en donne un petit extrait qui, j’espère, vous interpellera. C'est un sujet qui m'intéresse depuis plusieurs années, et que je commence à peine à théoriser en lisant plusieurs articles sur www.edu.fle.net. Un futur sujet de thèse qui sait? Bonne lecture et si vous avez des avis, postez-les.

 

J'aime bien cette photo qui représente un prof avec de supers pouvoirs!

 

http://www.glenmullaly.com/

 

Par Sun qing ya - Publié dans : L'enseignement
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Mardi 3 novembre 2009

J’aime les journées comme ça…

Levée 9 heures, danse le matin, déjeuner vers 13H30 dans un restaurant que je conseille « The Diner » près du parc Da an, avec mon bouquin du moment. L’intrigue de Stieg Larsson me tient en haleine. Je ne peux même pas m’arrêter pour avaler mes deux morceaux de pain perdu au sirop d’érable ! Dès la fin de ce premier volume, je vais me jeter sur les deux suivants avec véhémence !


 

Je bouquine tranquillement dans ce restaurant « à l’américaine », méditant à toutes les choses idiotes qui me font stresser et qui n’ont pas lieu d’être, parfois, on se fait des montagnes de quelques difficultés. Je souffle un peu. Rien ne sert de courir, il faut partir à point dit La Fontaine.

Je profite de ce moment de calme et d'éclaircie dans mon esprit. Mes muscles sont encore tout endoloris de mon cours de danse, je me ferais bien faire un petit massage avant d’aller au bureau. Mais j’ai une fiche sur l’impératif et les verbes pronominaux à travailler, mes niveaux 3 ont une semaine de fou devant eux avant l’examen, je dois bien les préparer. Bon, pas de massage aujourd’hui.


Je finis mon plat et je me dirige tout doucement vers l’université à environ 10/15 minutes de marche. Sur le chemin, je frisonne, je crois qu’il est temps de sortir les vestes du placard. L’automne est là.

 

Pour ce mois de novembre, j’ai environ 10 jours de repos à Shida, mais j’ai besoin d’argent, alors je prends une classe le samedi après-midi, tant pis, je ferai quelques sacrifices pour pouvoir plus tard réaliser quelque chose qui me tient à cœur. J’espère être submergée de travail jusqu’à fin janvier où je m’envolerai vers la France.

Par Sun qing ya - Publié dans : Un bout de vie 我們的生活
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Samedi 31 octobre 2009

Aujourd’hui, j’ai été invitée à aller voir un spectacle de folk dance à l’Université Nationale de Taiwan, c’était en fait le spectacle du club de danse de l’université, un grand événement. Tant mieux, j’ai passé un super bon moment avec une camarade du cours de danse (on a blagué chinois toute l’après-midi, je ne perds pas la main en fait même si je n’étudie pas…).


J’y allais surtout pour voir ma superbe prof (張瀚云) présenter une chorée sur le très célèbre morceau « Baladi Sangaran » (fusion ballet-oriental) que l’on va apprendre ces 6 prochaines semaines. Il me tarde.


Elle m’a donc scotchée… en 3 minutes… j’ai craqué sur la partie des vibrations, c’était trop beau, j’en ai pleuré. Décidément, la danse me remplit de joie! Je n'aurais jamais pu imaginer ça il y a 2 ans. Et ce n'est que le début...



 

Par Sun qing ya - Publié dans : Passions 愛好
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Mercredi 21 octobre 2009

Le mois d’octobre est presque fini et diable que vois-je ! Je n’ai absolument rien écrit sur mon sacro saint blog ! Le vieux dicton « pas de nouvelles, bonnes nouvelles » s’applique bien ici, je suis aux anges, je ne sais pas pourquoi, la vie est belle c’est tout.

 

Il y a une semaine, j’ai revu un des mes mentors, un des professeurs de FLE qui m’a beaucoup influencé dans ma technique. J’ai revu Bruno Jactat que j’ai rencontré il y a 1 an et demi lors d’une formation de profs à Wenzao.

 

Je me souviens de son enthousiasme pour l’enseignement qui m’avait ébloui. Nous nous sommes retrouvés il y a 6 mois environ et il y a une semaine, je suis ravie qu’il me laisse une petite place dans son emploi du temps de ministre dès qu’il revient à Taiwan. On se voit en coup de vent, autour d’un plateau repas ou d’un café, mais ce moment-là est toujours grisant de découvertes et de partages. Après plus de 15 ans à enseigner le FLE, voilà, un professeur qui a réussi, pas seulement sur le plan professionnel (il voyage, il forme) mais sur le plan humain, il aime passionnément enseigner, il s'éclate et ça se voit, il a le sourire de l'homme comblé. C’est un professeur qui a enseigné 12 ans au Japon, il est aujourd’hui responsable de développement pédagogique au CIEL à Brest.

 

Du côté de Shida, « stuppeur et tremblements » ont paralysé les locaux, (c'est une hyperbole!) mais rien de bien important pour que ce soit disséqué en 3 pages sur un blog (hehe !). Je voudrais surtout parler d’une prof formidable de ce centre, on va l’appeler mademoiselle M. Cette prof est sans aucun doute une des meilleure du centre, elle assure dans les situations de crise. J’aimerais pouvoir rester aussi calme. Elle a proposé beaucoup de choses intéressantes en réunion, j’espère que le centre pourra appliquer quelques-unes de ses idées.

 

Mon travail personnel est en constante évolution, il faut travailler dur chaque jour, continuer à se former, apprendre des idées de ses collègues, savoir jeter, créer. Je cogite beaucoup sur un sujet de thèse qui tiendrait la route, il faut bien ça si un jour je veux rentrer en France, mais bon, c’est pas pour tout de suite.

 

Février 2010… un mois de vacances, rien n’est encore décidé, mais il se peut que je passe ce mois en France, pas entièrement dans le sud. J'ai envie de vraies vacances, de repos, de voyages, de tourisme. L’an dernier, c’était trop stressant, à vouloir faire plaisir à tout le monde, je n’ai pas pris de temps pour moi, je suis passée à côté d’un repos nécessaire.

 

 

Et puis, mes auteurs du moment : Stieg Larsson, Françoise Simpère et Alice Ferney. Beaucoup d’enquêtes, un brin d’érotisme et beaucoup d’amour mais bien écrit… ça vous fait passer des après-midi délicieuses !

 

Bon, nous ne sommes qu’en octobre, alors, allons-y pas à pas, je dois finir ma session, en faire une autre, je dois danser aussi, j’ai un sublime spectacle à voir en décembre. Ma nouvelle école de danse fait son grand gala annuel, il y aura deux grands stars américaines de la danse orientale : Kaya et Sadie (ci-dessous).

 

Un jour ce sera moi…

Par Sun qing ya - Publié dans : L'enseignement
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Lundi 28 septembre 2009

L’été taiwanais se termine enfin, quelques pluies nous font doucement retrouver la fraicheur de l’automne, (enfin… si tu es français et que tu lis ça pour toi il fait toujours chaud). Moi, je respire… la clim' cesse de tourner en permanence, c’est le bonheur !

Ma rentrée aussi se fait en douceur, avec un petit 18 heures de cours par semaine, on ira pas loin. Espérons que j’ai la même chance que l’an dernier de travailler avec les militaires, ça remplirait les caisses et ça permettrait aussi de faire un petit voyage sympa en février.

 

C’est toujours un plaisir de retrouver mes classes le lundi après le week-end, je ne rechigne jamais à la tâche à moins d’être réellement physiquement fatiguée, car s’il y a bien une chose à avoir dans ce boulot, c’est de l’énergie. Quand le corps ne suit pas, c'est dur. ...mmmooouuuuai, je suis encore jeune je sais bien.


Donc là, je fais rien que l'idiote dans la classe de Sabine...

 

La connaissance, oui bien sûr, on la travaille tous les jours : on se trompe, on améliore, on hésite, on s’embrouille, on s’instruit, on fait travailler ses neurones. La pédagogie, la gestion de classe, ça aussi, ça vient petit à petit. Je me sens mieux qu’il y a 6 mois à peine, je sens les progrès, je fais des bonds, ça me grise de sentir que j’arrive à transmettre un certain savoir. Je ne pensais pas prendre mon pied en enseignant les articles partitifs ou la différence entre l’imparfait et le passé-composé (un putain de morceau ! Excusez de la grossièreté, mais parfois, je me dis, le français, non mais n’importe quoi !). Je redoute toujours les grands yeux remplis de doute de mes étudiants. Sabine, ma collègue, m’a confié un grand secret…



« Il faut donner des certitudes aux étudiants ! » pour ça, on évite de parler des exceptions dans les petits niveaux, on s’abstient de rentrer dans les détails obscurs de la langue. Et je peux vous l’assurer, il y en a des recoins, il faut entrer dans sa classe en connaissant sur le bout des doigts ces exceptions et ces pièges, et savoir les contourner, savoir répondre aux questions sans tomber dans de longues explications foireuses. Sabine est toujours de bons conseils, c'est une vraie rencontre prof que j'ai eue avec elle cette année, une de ces personnes qui vous donne envie de vous dépasser, une vraie bosseuse. Merci chère collègue! J'essaye toujours de connaître le secret de fabrication de ses fameuses fiches~~~~

 

L’enseignement est un vrai challenge, je le relève avec enthousiasme. Les étudiants sont vraiment un moteur de motivation, à Taiwan, je suis chanceuse, ils sont merveilleux.

 

J’ai seulement 3 classes cette session au lieu de 4. C’est génant pour le salaire mais bon, je ne me plains pas non plus, ça me laisse beaucoup de temps pour me consacrer à ma passion.

 

Laaaaa daaaannnnnsseeee ooooorriiiieennnnttaaalllleee !

 

J’ai un autre blog pour déverser ma douce aliénation, mais je ne peux résister… laissez-moi vous dire que je danse à m’en rompre l’échine.


Je n’avais pas ressenti ça depuis les cours de moderne jazz quand j’étais toute jeune. Les placements du corps, les étirements, les crampes du lendemain, les pauses interminables aaaaaaaahhhh !

 

Je finirai par cette phrase grandiose d’un homme tout aussi grandiose dans sa création artistique :


« La danse, c’est faire de la musique avec son corps »

 

La déesse à côté, c'est Sonia des BDSS~~

 

 

 

Par Sun qing ya - Publié dans : Un bout de vie 我們的生活
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Mardi 15 septembre 2009
2 semaines de repos, ce break me fait le plus grand bien: plus de temps pour lire, pour me reposer, pour rester chez moi et danser mon salon, plus de temps pour flaner en ville avec les copines, pour aller à la piscine, pour aller voir des spectacles, pour réfléchir à des projets.

J'en profite surtout pour danser, ça fait déjà 1 an et demi que je fais vibrer mes hanches au rythme des percussions orientales, il est grand temps de faire l'achat d'un beau costume bling bling pour faire la princesse sur scène! Yeeeaahhhh!


Voilà, une sortie entre danseuses, à Ximen, à la recherche de costumes de danse pour le gala de novembre. Même le bébé est de la partie!

Heureuses de passer un moment ensemble mais dépitées de voir les horreurs de costumes qu'on nous propose, on préfèrera s'en remettre à internet pour trouver le costume de nos rêves!







Avec Vivi undesplusjoliestaiwanaisesdumonde, ma prof de danse, on s'éclate sur des Drums, on discute des heures à propos d'un détail sur un costume, d'ailleurs, ça y est, on a trouvé! Bientôt les photos des princesses en costume ^____^


Par Sun qing ya - Publié dans : Passions 愛好
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Jeudi 10 septembre 2009
Les voici, autour d'un bon repas japonais, notre Jean-Trophime (l'homme chauve le plus sexy de l'univers), Pelaguy la belle blonde malicieuse (on prend une vodka avant de partir?), Elsa notre Elsa bouclette brune (amitié à vie, on l'aime trop!) et Amélie qui découvre Taiwan avec délice (surtout la cuisine!).

西門區, 衡陽街, 97號. Bonne adresse pour déguster des sushis: près de Ximen, rue de Hengyang, numéro 97.

Nous passons des vacances délicieuses: On sort dans des bars malfamés, on boit des trucs trop forts qui font mal à la tête le lendemain, on rigole comme des débiles, on déguste des fondues, des plats de riz sauté, du poisson cru... on traine aussi à la maison en mangeant des bons chocolats, du saucisson et du fromage qui pue. C'est biiiiiieeeennnn!
Par Sun qing ya - Publié dans : Ami(e)s 朋友
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Sonia

  • : Capsurtaiwan
  • capsurtaiwan
  • : Enseignement Voyages
  • : Taiwan, 3 ans. Après un an de stage à l'institut "Wenzao" à Kaohsiung, j'enseigne maintenant au centre de français de 師大 à Taipei. 27 ans, passionnée par mon métier, la langue chinoise, les voyages, l'Asie, la danse orientale... Le récit d'un bout de vie sur cette île, des expériences d'enseignement, de la musique punk et rock, des moments partagés. Bienvenue et bonne lecture!
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Petites phrases magiques

"Les événements prennent la couleur des yeux avec lesquels nous les regardons"
"Et il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses."Milan Kundera
"On ne fait pas un voyage. Le voyage nous fait et nous défait, il nous invente" David Le Breton
"Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter"(Michel Déon)
"Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière" Gustave Thibon
Vivre, ce n'est pas sérieux, ce n'est pas grave. C 'est une aventure, c'est presqu'un jeu. Il faut fuir la gravité des imbéciles. (Jacques Brel)

 



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