Ma vie aussi est tout à fait fascinante!
L’été taiwanais se termine enfin, quelques pluies nous font doucement retrouver la fraicheur de l’automne, (enfin… si tu es français et que tu lis ça pour toi il fait toujours chaud). Moi, je respire… la clim' cesse de tourner en permanence, c’est le bonheur !
Ma rentrée aussi se fait en douceur, avec un petit 18 heures de cours par semaine, on ira pas loin. Espérons que j’ai la même chance que l’an dernier de travailler avec les militaires, ça remplirait les caisses et ça permettrait aussi de faire un petit voyage sympa en février.
C’est toujours un plaisir de retrouver mes classes le lundi après le week-end, je ne rechigne jamais à la tâche à moins d’être réellement physiquement fatiguée, car s’il y a bien une chose à avoir dans ce boulot, c’est de l’énergie. Quand le corps ne suit pas, c'est dur. ...mmmooouuuuai, je suis encore jeune je sais bien.
Donc là, je fais rien que l'idiote dans la classe de Sabine...
La connaissance, oui bien sûr, on la travaille tous les jours : on se trompe, on améliore, on hésite, on s’embrouille, on s’instruit, on fait travailler ses neurones. La pédagogie, la gestion de classe, ça aussi, ça vient petit à petit. Je me sens mieux qu’il y a 6 mois à peine, je sens les progrès, je fais des bonds, ça me grise de sentir que j’arrive à transmettre un certain savoir. Je ne pensais pas prendre mon pied en enseignant les articles partitifs ou la différence entre l’imparfait et le passé-composé (un putain de morceau ! Excusez de la grossièreté, mais parfois, je me dis, le français, non mais n’importe quoi !). Je redoute toujours les grands yeux remplis de doute de mes étudiants. Sabine, ma collègue, m’a confié un grand secret…

« Il faut donner des certitudes aux étudiants ! » pour ça, on évite de parler des exceptions dans les petits niveaux, on s’abstient de rentrer dans les détails obscurs de la langue. Et je peux vous l’assurer, il y en a des recoins, il faut entrer dans sa classe en connaissant sur le bout des doigts ces exceptions et ces pièges, et savoir les contourner, savoir répondre aux questions sans tomber dans de longues explications foireuses. Sabine est toujours de bons conseils, c'est une vraie rencontre prof que j'ai eue avec elle cette année, une de ces personnes qui vous donne envie de vous dépasser, une vraie bosseuse. Merci chère collègue! J'essaye toujours de connaître le secret de fabrication de ses fameuses fiches~~~~
L’enseignement est un vrai challenge, je le relève avec enthousiasme. Les étudiants sont vraiment un moteur de motivation, à Taiwan, je suis chanceuse, ils sont merveilleux.
J’ai seulement 3 classes cette session au lieu de 4. C’est génant pour le salaire mais bon, je ne me plains pas non plus, ça me laisse beaucoup de temps pour me consacrer à ma passion.
Laaaaa daaaannnnnsseeee ooooorriiiieennnnttaaalllleee !
J’ai un autre blog pour déverser ma douce aliénation, mais je ne peux résister… laissez-moi vous dire que je danse à m’en rompre l’échine.
Je n’avais pas ressenti ça depuis les cours de moderne jazz quand j’étais toute jeune. Les placements du corps, les étirements, les crampes du lendemain, les pauses interminables aaaaaaaahhhh !
Je finirai par cette phrase grandiose d’un homme tout aussi grandiose dans sa création artistique :
« La danse, c’est faire de la musique avec son corps »
La déesse à côté, c'est Sonia des BDSS~~