Shida: session 1 mai/juin
J’ai deux classes.
Une le lundi, mercredi, vendredi pendant 2 heures, une autre le mardi et le jeudi pendant 3 heures.
Deux niveaux différents, la première de niveau 9 et l’autre de niveau 4.
A Shida, il y a 9 niveaux, nous travaillons avec Campus pour les premiers niveaux et avec Reflets 2 pour les classes qui commencent le niveau 9.
J’ai donc la grande chance d’avoir des étudiants d’assez bon niveau avec qui on peut converser sur des sujets divers tout en français. Les classes ne sont pas très grandes, ce qui est très agréable, entre 12 et 18 étudiants.
Je fais des cours très différents de ce que je faisais à Tianken où j’avais de grands débutants la plupart du temps, ce qui est très stimulant mais c’est bien de changer un peu. J’ai un très très bon contact avec ma classe 9, ils sont tous absolument adorables. Quand j’arrive en cours avec un petit coup de blues, j’en ressors complètement revigorée et heureuse ! Et ça, dans le boulot, ça vaut de l’or ! Ce soir, j’ai rencontré une de mes étudiantes avec son amie. Quelle bonne soirée j’ai passée avec ces deux Taiwanaises ! On a parlé en français de danse orientale, de politique, de professeurs, des Français… Ma classe 4 est aussi très bien, mais ils sont toujours un peu timides au début, il me faut toujours un petit moment pour les mettre à l’aise, les réveiller, les faire parler. L’ambiance n’en est pas moins bonne.
Revenons au cours, toutes ces nouveautés me motivent beaucoup après cette longue période de vaches maigres. Rien que cette semaine, nous avons parlé de la Côte d’Azur et ses attraits touristiques, du festival de Cannes, de l’internet, des habitudes des Français en vacances. Nous avons décortiqué l’accord du participe passé, les formules de politesse pour poser une question dans un lieu public, l’organisation d’un texte journalistique et nous attaquons lundi prochain la compréhension d’un texte littéraire (« L’étranger » de Camus) !
Je commence à prendre de nouvelles marques dans ma façon d’enseigner : faire corriger les exercices au tableau par les étudiants eux-mêmes, faire répéter les dialogues dans les K7 pour faire progresser leur écoute, leur faire créer leur propres phrases qu’on corrige ensemble au tableau, trouver de nouvelles situations pour les jeux de rôles... et des tas d’autres petites choses qui font qu’un cours devient intéressant, stimulant, ludique ou le contraire.
Nous avons 3 télés à Shida, deux dans les couloirs pour les étudiants et une dans le bureau des profs, comme ça, j’ai la chance de pouvoir mater « Sous le soleil » en préparant mes cours… hum hum, je sais c’est affligeant, mais je suis bon public. Par contre, l’émission avec Nagui juste après me donne des convulsions d’horreur. Son humour est consternant.
Je n’ai pas encore nommé d’étudiants, mais je peux déjà vous donner un avant gout, en vous parlant d’Amélie : l’étudiante du premier rang, très douée, qui participe beaucoup, intéressante, intelligente. Je peux aussi vous parler de Dominique, avec sa toute petite voix, qui me regarde avec de grands yeux qui disent… là, j’ai rien capté ! Et puis Julien, un homme d’une cinquantaine d’années, au fond de la classe, silencieux, qui s’accroche tant qu’il peut mais que je vois se noyer quelque fois, je le repêche sur une question facile et hop, son sourire revient ! Il y a aussi Belle et Simon qui sont toujours à côté et qui s’expliquent toujours tout. La prochaine fois... je les capture tous en photo!
Ces deux classes, c’est mon travail.